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Fumeur : quels impacts sur votre assurance de prêt ?

Pour toute souscription d’un prêt immobilier, l’emprunteur doit également contracter une assurance de crédit immobilier, qui assure à la banque de bien percevoir ses mensualités si l’assuré est dans l’incapacité de procéder à son remboursement. Lors de la procédure traditionnelle, le bénéficiaire de l’emprunt doit aborder ses antécédents médicaux, ainsi que les risques de santé auxquels il est confronté. Du handicap moteur aux maladies chroniques, rien ne doit être laissé au hasard, y compris les questions relatives au tabac et aux habitudes de l’emprunteur en la matière.

En effet, lorsque celui-ci est fumeur, l’assureur considère qu’il s’agit d’un risque conséquent pour la santé de l’assuré. Peu importe que ce dernier fume une cigarette par jour ou un paquet entier, l’emprunteur est considéré comme fumeur à la seconde où il déclare fumer occasionnellement.

Comme vous pouvez vous en douter, être fumeur aux yeux d’un assureur n’implique rien de bon pour le montant de l’assurance de prêt. Vous vous demandez dans quelle mesure cette habitude peut impacter votre contrat ? Faisons un tour d’horizon des conséquences du tabagisme sur votre assurance de prêt.

Être fumeur, ça change quoi pour mon assurance ?

Que vous soyez fumeur régulier ou fumeur occasionnel, le simple fait de fumer a un impact sur votre assurance de prêt immobilier. Le tabagisme étant considéré comme un risque aggravé de santé, les assureurs prennent souvent quelques précautions face aux emprunteurs concernés. Explications.

Définition d’un fumeur selon un assureur emprunteur

Avant de pousser plus loin notre réflexion sur la définition du fumeur aux yeux d’un assureur, il faut déjà comprendre que le tabagisme est considéré comme le principal responsable des cancers du poumon. Que vous soyez fumeur actif ou passif, cette maladie est bien souvent due à la cigarette, même s’il peut y avoir d’autres causes. Réputé pour être l’un des cancers les plus meurtriers, il est relativement logique que les assureurs voient cette pratique comme un risque de santé non négligeable.

En effet, une assurance de prêt est supposée couvrir l’intégralité des mensualités du remboursement, ou une partie seulement en fonction de l’emprunteur et de la quotité qui reposait sur ses épaules. Les compagnies d’assurance ne peuvent pas ignorer la probabilité de prise en charge du crédit d’un fumeur, surtout face à la menace que représente le cancer du poumon.

Dès qu’un emprunteur déclare être fumeur sur son questionnaire de santé, il y a donc de fortes chances pour que l’assureur applique une surprime au contrat de celui-ci. En d’autres termes, le coût total de l’assurance de prêt peut vite grimper en flèche pour un emprunteur qui aime fumer.

Aux yeux des assurances, il faut notamment savoir qu’un emprunteur n’est considéré comme non-fumeur que s’il n’a fumé aucune cigarette au cours des 24 derniers mois. De même, si ce dernier est adepte de la cigarette électronique, il est alors assimilé à un fumeur et doit remplir la partie du questionnaire médical réservée traditionnellement aux emprunteurs fumeurs.

L'importance de la déclaration

L'importance de la déclaration

L’emprunteur qui souscrit à une assurance de prêt fait sa déclaration par le biais du questionnaire médical à remplir. Dans celui-ci, il est donc question de renseigner un certain nombre d’informations et d’antécédents médicaux, sans oublier les risques de santé en cours, comme le fait d’être fumeur ou non. Comme nous l’avons vu un peu plus haut, pour pouvoir se déclarer non-fumeur, l’emprunteur ne doit pas avoir touché une cigarette depuis 24 mois, même si ce délai peut être amené à changer en fonction du contrat d’assurance.

Hormis ce questionnaire médical, l’assureur peut tout à fait exiger un certificat médical, afin de s’assurer de la véracité de la déclaration faite par l’emprunteur. En fonction de la situation, il peut donc être nécessaire de voir un médecin à ce sujet pour faire un test de cotinine.

De manière générale, il est primordial pour un emprunteur de toujours dire la vérité sur son questionnaire de santé, sous peine d’être hors-la-loi si le mensonge vient à s’apprendre. De plus, l’assuré qui ment sur sa déclaration prend le risque de se voir refuser toute indemnisation ou prise en charge, ce qui pourrait s’avérer très problématique pour le remboursement de son crédit immobilier.

À noter qu’un emprunteur fumeur a l’obligation de déclarer tout changement de situation, qu’il devienne fumeur après avoir déclaré ne pas l’être, ou au contraire qu’il ait arrêté de fumer définitivement depuis plus de 24 mois.

Les tests médicaux

Les tests médicaux

D’un point de vue légal, un assureur est en droit de demander un examen médical pour vérifier si l’emprunteur est bien non-fumeur comme il a pu le déclarer. Dans ce type de situation, il est question de faire un test de cotinine, un examen qui met en avant le taux de cotinine provenant directement de la nicotine ingurgitée. Efficace et sûr, ce test peut par exemple être exigé lorsque le montant du prêt immobilier atteint une somme importante. Généralement, la cotinine reste dans l’organisme environ 16 jours, ce qui permet à l’assureur de savoir avec certitude si l’emprunteur a menti.

Attention, pour tout changement de situation, notamment lorsque l’emprunteur déclare avoir arrêté de fumer au cours de son crédit, l’assureur peut également demander un test de cotinine.

Montant de la surprime d’assurance emprunteur

Vous l’aurez compris, être fumeur est considéré comme un risque aggravé de santé par les compagnies d’assurance. Entre le cancer du poumon, les artères bouchées, ou même les problèmes respiratoires, les pathologies ne manquent pas pour justifier une prise en charge du crédit par l’assureur.

Conséquence directe du tabagisme sur le contrat d’assurance, l’emprunteur se voit appliquer une surprime sur le coût de ses garanties. Propre à chaque établissement d’assurance et à chaque profil d’assuré, il est impossible de donner un montant précis en la matière. Cependant, d’après la plupart des observations, le coût de l’assurance emprunteur peut être plus important de 20 à 70 % pour un fumeur.

Pour pouvoir comparer les offres de différents assureurs, l’emprunteur a donc tout intérêt à passer par un courtier en assurance. En effet, celui-ci peut élaborer un contrat avantageux, tout en essayant de limiter la surprime appliquée à l’assuré. Malgré tout, il faut garder à l’esprit que cette dernière paraît inévitable, même en s’assurant les services d’un bon courtier, puisque le remboursement potentiel du prêt immobilier ne peut pas être pris à la légère par l’assureur.

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